| Autres
insectes
Plusieurs
insectes parasites des bois d'œuvre, hormis les termites, peuvent
infester votre habitation et y faire des dégâts importants.
Ils
peuvent être classés en deux catégories suivant
leur mode de vie : les insectes dont les larves ingèrent le
bois pour se nourrir, on les appelle insectes à larves xylophages
et les insectes qui creusent le bois pour installer leur ponte, on
les appelle insectes nidificateurs (Abeille charpentière, fourmi).
La
première catégorie peut se diviser encore en deux sous-catégories
: les insectes dits "de bois frais" qui déposent
leurs pontes dans les arbres dépérissant ou dans les
grumes fraîchement abattues. Ces insectes commencent leur développement
dans les bois dont le taux d'humidité est encore élevé
et poursuivent leur cycle dans les mêmes bois devenus secs et
déjà mis en œuvre (Sirex, Cerambyx scopolii, Arhopalus
rusticus…) et les insectes dits " de bois secs", dont
le développement se produit dans les bois dont l'humidité
se situe entre 7 et 18% qui peuvent se succéder de génération
en génération jusqu'à destruction totale de la
pièce de bois (Petite et grosse vrillettes, lyctus, capricorne
des maisons, Hesperophanes, …).
La
Petite Vrillette
La Grosse Vrillette
Le Lyctus
Le Capricorne des Maisons
L'Hesperophanes
Préambule
:
Pour vous aider à comprendre tous les termes spécifiques
utilisés dans cette page, nous vous proposons un lien avec le
site de l’INRA et en particulier avec leurs Glossaires :
INRA
Glossaire n°1
INRA
Glossaire n°2 |
La Petite Vrillette
La
petite vrillette (Coléoptère Anobiidae) est le nom commun
donné à l’Anobium punctatum (de Geer), la plus connue des six espèces
d’Anobiidae.
Morphologie
:
• l'Imago: de couleur brune allant parfois
jusqu’au brun chocolat, a une forme allongée mesurant entre 2,5 et
5 mm. Généralement, la femelle est plus grosse que le mâle. Il possède
des antennes courtes à massue de trois articles et des élytres ponctués
en lignes régulières. Cet insecte se distingue des autres Anobiidae
par la forme caractéristique du capuchon qui lui recouvre la tête
et de ses antennes.
• les Larves : mesurent de 5 à 7 mm, sont de
couleur blanc crémeux et couvertes d’une fine pilosité blonde. Elles
possèdent une paire de mandibules et trois paires de pattes. Extraites
de leurs galeries, elles présentent une position arquée naturelle.

Larve |
Adulte |
La
petite vrillette est présente dans les zones à climat tempéré. On
la retrouve donc en Europe, dans l’Est des Etats-Unis, en Afrique
du Sud et en Australie . En France elle est présente un peu partout
avec toutefois une prédominance dans les régions de l’Ouest et du
Sud-Ouest où les conditions climatiques d’humidité et de température
lui sont plus favorables.
Cycle
évolutif :
• Adulte : Son apparition s'effectue de mai à septembre
mais les émergences sont toutefois les plus nombreuses durant les
mois de juin et juillet. Si elle se déplace en marchant quand la température
est trop basse, elle peut voler et ainsi infester des bois parfois
éloignés de son lieu de naissance. Durant sa vie d’adulte, l’insecte
ne se nourrit pas et n’a qu’une fonction de reproduction. Sa durée
de vie est d'environ 3 à 4 semaines.
• Ponte : Après l’accouplement,
la femelle va déposer ses œufs sur une surface rugueuse
ou dans les fentes du bois. Le nombre moyen d’œufs déposés,
soit isolément, soit par groupe de 2 ou 3, oscille entre 20
et 30.
• Éclosion des Larves : 4 à 5
semaines plus tard.
• Développement larvaire : Il a lieu
dans l'aubier, le bois parfait et le duramen et dure entre 2 et 4
années en moyenne selon les conditions climatiques ( température,
humidité) ou l’attaque éventuelle de champignon qui, le plus souvent
favorise le développement de la larve.
• Durée de la nymphose : 2 à 3 semaines
pour passer du stade de larve à celui d’imago.
La
petite vrillette s'attaque plus particulièrement aux bois mis en oeuvre
(charpentes, parquets, solives) mais aussi aux meubles, objets d'art
ou vieux livres et papiers. Elle aime aussi bien les essences résineuses
que feuillues, uniquement la partie aubieuse si le bois est duraminisé
sinon en totalité en cas d'attaque de champignons lignivores. Les
essences tropicales sont particulièrement résistantes et ne déplorent
pas de dégâts de petites vrillettes.
Les
dégradations des bois sont visibles par la présence de trous de sorties
circulaires de 1 à 3 mm de diamètre, sans orientation particulière.
Les galeries sont circulaires, sans orientation particulière et d’un
diamètre similaire aux trous de sortie. Les vermoulures ont une forme
de goutte d’eau finement granuleuse.
Trous de sortie de petites vrillettes |
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La Grosse Vrillette
La
grosse vrillette
est désignée scientifiquement comme appartenant à la sous-famille
des Anobiinae et aux genre et espèce Xestobium Rufovillosum de (Geer).
Morphologie :
• l'Imago : est de forme trapue et mesure entre
5 et 7 mm. De couleur brun foncé avec un aspect marbré dû à des touffes
de poils jaunâtres, il possède des antennes à massue de trois articles
allongés et un corselet (sorte de capuchon qui recouvre la tête) de
forme triangulaire et arrondi aux angles. Les élytres ne sont pas
striés comme la petite vrillette.
• les Larves : mesurent de 6 à 11 mm et sont
de couleur blanc laiteux. De forme arquée, elles ont une pilosité
importante. Elles possèdent parmi leurs appendices une paire de mandibules
qui leur servent à forer leurs galeries dans le bois et trois paires
de pattes.
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| Larve |
Imago |
Comparaison entre la petite et la grosse
vrillette |
La
grosse vrillette est présente en Europe, en Amérique du Nord ainsi
qu’en Afrique du Nord. En France, les cas d’attaques mis en évidence
au cours de ces dix dernières années sont de plus en plus nombreux.
Cela peut-être attribué, d’une part, à un plus grand souci chez les
particuliers de la qualité de leur cadre de vie et, d’autre part,
aux nombreuses opérations de réhabilitations pratiquées de nos jours
qui occasionnent une mauvaise ventilation des bois et une humidification
de ceux-ci par condensation ou autres.
Cycle évolutif :
• Adulte : La sortie du bois de l’insecte parfait est
observée vers les mois d’avril et mai. Durant cette période, un bruit
sec, régulier et périodique, généré par une succession d’une dizaine
de coups de front de l’insecte contre les parois des galeries peut-être
entendu. Ce véritable dialogue sexuel instauré entre les mâles et
les femelles leur permet de se localiser pour ensuite s’accoupler.
Ce bruit leur a valu le nom « d’horloge de la mort ». La durée de
vie de l’adulte est de 8 à 10 semaines.
• Ponte : Après l’accouplement qui dure, à
une température de 18 à 20 °C, une demi-heure à une heure un quart,
et généralement à l’extérieur des galeries, la femelle va déposer
ses œufs soit dans les anciennes galeries, les surfaces rugueuses,
les fentes ou fissures occasionnées par des champignons lignivores.
Le nombre moyen d’œufs déposés, soit isolément, soit par groupe de
2 ou 3, oscille entre 100 et 120.
• Éclosion des Larves : l’incubation
dure de 4 à 5 semaines. Il est indispensable pour l’installation de
la jeune larve que le bois soit préalablement attaqué par un champignon.
Ce champignon, d’une part, altère la consistance du bois qui devient
plus facile à creuser et, d’autre part, l’enrichit en azote, élément
indispensable à la croissance larvaire.
• Développement larvaire : La durée
du cycle biologique est comprise entre 1 et 10 ans. Elle évolue en
fonction des conditions d’humidité, une humidité minimale de 22% est
indispensable au développement du champignon donc au développement
de la larve, de température, entre 20 et 25 °C, et de la valeur nutritive
des bois.
• Durée de la nymphose : de 2 à
3 semaines.
La
grosse vrillette peut se développer dans les feuillus mais également
dans les résineux. Elle semble, pour l’instant, épargner les essences
tropicales. Dans les essences à bois parfait duraminisé, souvent seul
l’aubier est détruit. Toutefois, lorsque la source d’humidification
persiste pendant des durées prolongées, le duramen, même d’essences
de bonne durabilité naturelle comme le chêne et le châtaignier, arrive
à être altéré.
Aspect du bois dégradé par la grosse vrillette |
Dans
la majorité des cas, les altérations dues à la grosse vrillette prédominent
en apparence sur celles dues au champignon. La présence de l’insecte
n’est repérable qu’après la sortie de la première génération. L’adulte,
pour gagner l’extérieur, perce des trous de sortie ronds dont le diamètre
est de l’ordre de 2 à 4 mm. Les galeries de même diamètre sont parallèles
au fil du bois. Elles sont remplies de déjections granuleuses en forme
de lentille dont le diamètre est proche de 1 mm.
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Le
Lyctus
Les
Lyctus
sont des coléoptères xylophages de la famille des Lyctidés
dont les larves vivent dans l’aubier de certaines essences feuillues.
Deux espèces sont connues en France :
•
Lyctus brunneus Stephens, répandu dans le monde entier,
vraisemblablement originaire de l’Amérique du Nord et
introduit en Europe au siècle dernier.
• Lyctus linearis Goeze, espèce européenne
qui au contraire de la précédente, semble être
en voie de régression.
Morphologie :
• les Imagos : de couleur brune allant du brun
rougeâtre au brun foncé, ont une forme étroite et allongée mesurant
entre 2,5 et 6 mm. Leur taille varie beaucoup suivant la valeur nutritive
du bois dans lequel ils se sont développés.
• les Larves : mesurent au maximum 5 mm. Elles
sont arquées, glabres et de teinte blanchâtre. Elles
possèdent trois paires de pattes. Leur extrémité
postérieure est épaissie et présente de chaque
côté une tâche brune, emplacement de l’orifice
respiratoire. Leurs flancs sont munis de bourrelets.
Dans
le cas du Lyctus, si ses trous sont facilement confondus avec ceux
des
trous de sortie, on peut distinguer quand même l'attaque des
insectes sur la vermoulure non granuleuse.
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| Larve
du lyctus |
Le
Lyctus Adulte |
Les
dégâts occasionnés par les lyctus ont été très importants pendant
les années d’après guerre, principalement sur des parquets et lambourdes
en chêne et des contreplaqués. Les infestations ont régressé entre
les années 60 et 70 mais, ces dernières années, l’augmentation des
importations d’essences tropicales aubieuses, n’ayant fait l’objet
d’aucune protection ont inversé ce processus . Cet insecte cause de
réels problèmes, particulièrement pour les menuiseries extérieures
et intérieures, les meubles et les éléments de décoration.
Cycle évolutif :
• Adulte : L’envol commence au début du printemps et
se poursuit à la belle saison jusqu’à la fin de l’été. La durée de
vie est d'environ 5 à 6 semaines.
• Ponte : Après l’accouplement, les femelles
déposent leurs œufs à l’aide de leur tarière qu’elles glissent dans
la lumière des vaisseaux du bois. Les vaisseaux doivent être assez
gros pour accepter la tarière et le bois doit avoir une teneur en
amidon suffisante. Les pontes sont toujours abondantes.
• Éclosion des Larves : l’incubation
dure environ 10 jours.
• Développement larvaire : Le cycle
normal est d’un an mais peu évoluer en fonction de la température.
Ainsi lorsque les bois sont entreposés à l’extérieur ou dans des locaux
non chauffés, la durée du cycle vital peut atteindre 18 à 24 mois.
En revanche, ces mêmes bois placés dans des locaux chauffés peuvent
permettre le développement des insectes en 6 à 10 mois.
• Durée de la nymphose : 2 à 3 semaines
pour passer du stade de larve à celui d’imago.
Le
lyctus attaque uniquement les essences feuillues, notamment celles
à zones poreuses, jamais les essences résineuses qui
ne possèdent pas de vaisseaux permettant aux femelles de déposer
leur ponte.
Les
dégradations des bois sont visibles par la présence
de trous de sorties circulaires de 1 à 2 mm de diamètre,
sans orientation particulière. Les galeries sont circulaires
et très sinueuses. Les vermoulures sont extrêmement fine
et présente, au toucher, la même consistance que la fleur
de farine.
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| Aspect
du bois dégradé
par le lyctus |
bois
dégradé par le lyctus |
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Le
Capricorne des Maisons
Le
Capricorne des Maisons
est désigné scientifiquement comme appartenant à la famille des Cerambycidae,
à la sous-famille des Cerambycinae , à la tribu des Callidini et aux
genre et espèce Hylotrupes bajulus. Sa larve vit notamment dans les
bois résineux œuvrés tels que charpentes, colombages, parquets et
menuiseries.
Morphologie :
• l'Imago : est de couleur noire ou brune avec
les élytres ornés de deux bandes pubescentes blanches . Il possède
des antennes de onze articles . Il mesure de 10 à 20 mm. La femelle,
que l’on reconnaît à son ovipositeur saillant, est souvent plus grande
que le mâle.
• les Larves : peuvent atteindre 25 mm et sont
de couleur blanc ivoire. Elles possèdent 3 paires d’ocelles
pigmentées, placées de chaque côté de la
tête et 2 fortes mandibules utilisées pour creuser les
galeries. Pour forer, la larve les écarte et d’un mouvement
transversal de la tête les frotte contre le bois, racle et coupe
ainsi dans la masse quelques copeaux. On trouve ici l’origine
du bruit sec et régulier que l’on perçoit périodiquement.
Ces mandibules sont susceptibles d’endommager différents
matériaux, même durs, placés en contact du bois
(feuilles de métal, plomb zinc de 1,5 mm d’épaisseur),
afin de permettre à l’insecte parfait de regagner l’extérieur.

Larve |
Larve |

Adulte |
Adulte |
Le
capricorne des maisons, pratiquement répandu dans toute l’Europe,
a pris une importance économique en France, tout particulièrement
après la deuxième guerre mondiale.
Ceci est dû à l’emploi pratiquement généralisé
de résineux dans la construction des charpentes, l’utilisation
des zones aubieuses des bois, la création de zones pavillonnaires
importantes qui ont permis la multiplication des sites d’infestation
et la génération du chauffage central qui, en créant
des conditions de température plus favorables, a raccourci
la durée du cycle vital.
Cycle évolutif :
• Adulte : La sortie du bois de l’insecte parfait est
observée de la mi-juin vers la fin août. La durée de vie du mâle est
de 20 à 30 jours, celle de la femelle, de 15 à 20 jours. Durant sa
courte vie d’imago, il se nourrit pas et ne fait donc aucun dégâts,
sa seule fonction est de se reproduire. L’insecte a une puissance
de vol médiocre et ne peut parcourir que de faibles distances. Ce
fait est à l’origine de la contamination en tâche d’huile souvent
constatée dans les zones urbaines. De plus, lorsque la température
est trop basse, inférieure à 24° C, l’insecte ne vole pas. Il ne se
déplace qu’en marchant ce qui explique les repontes observées à différents
endroits d’une même charpente.
• Ponte : Après l’accouplement
qui dure environ 3 minutes, la femelle va déposer ses œufs
dans les fentes ou fissures du bois. Le nombre moyen d’œufs
déposés est de l’ordre de quelques dizaines (20
à 80). Les risques de mortalité à l’éclosion
sont toutefois importants : aspérités du bois blessant
la jeune larve, valeur nutritive insuffisante, taux d’humidité
trop faible.
• Durée de la nymphose : 2 semaines
dans une loge près de la surface du bois.
Capricorne en période de nymphose |
• Développement larvaire : L’incubation
dure de 7 à 20 jours. La durée de cycle biologique est comprise entre
3 et 10 ans. Elle évolue en fonction de la température, des conditions
d’humidité, et de la valeur nutritive des bois. La durée moyenne est
comprise entre 3 et 5 ans.
Cycle d'évolution du capricorne |
Les
Capricornes des Maisons attaquent l’aubier des essences résineuses.
Les dégâts occasionnés peuvent s’étendre
à leur bois parfait lorsque celui-ci n’est pas duraminisé.
L’infestation n’est très généralement
décelable qu’après l’apparition de la première
génération. Il est alors possible de repérer
la présence de l’insecte grâce aux trous de sortie
ovales dont le grand diamètre est de l’ordre de 6 à
10 mm.
La larve creuse habituellement sa galerie dans la couche externe des
pièces de bois, car celle-ci est en général plus
riche en éléments nutritifs que les zones profondes.
Il reste alors à la périphérie une mince pellicule
de bois qui, sous l’effet du tassement de la vermoulure se bombe
légèrement. Les galeries sont de forme ovale souvent
parallèles au fil du bois et leurs parois marquées par
des stries régulières, traces de coups de mandibules.
La vermoulure est de couleur claire composée de petits tonnelets
de 0,8 mm de long et de 0,5 mm de large environ.
Aspect du bois dégradé par le capricorne |
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L'Hesperophanes
L'Hesperophanes
est voisin du Capricorne des maison. Il appartient également à la
sous-famille des Cerambycinae mais s’en distingue par sa tribu, celle
des Hesperophanini. Il appartient aux genre et espèce Hesperophanes
cinereus. Sa larve vit essentiellement dans les bois feuillus mais
on peut le rencontrer occasionnellement dans les essences de résineux.
Parfois on le désigne par le nom commun de « Capricorne du chêne ».
Morphologie :
• l'Imago : est de couleur brun rouge régulièrement
couvert d’une pubescence cendrée ou blanchâtre
qui lui confère un aspect marbré. Il possède
des antennes de onze articles presque aussi longues que le corps chez
le mâle . Il mesure de 13 à 24 mm.
• les Larves : 3,5 mm à la naissance
elles peuvent atteindre 30 mm avant la nymphose. Elles sont de couleur
crème et de forme cylindro-conique légèrement
aplatie. Elles possèdent également 2 fortes mandibules
utilisées pour creuser les galeries. Pour forer, la larve les
écarte et d’un mouvement transversal de la tête
les frotte contre le bois, racle et coupe ainsi dans la masse quelques
copeaux. La section des galeries est d’un diamètre plus
important encore que celui du capricorne des maisons.
Hesperophanes Larve |

Hesperophanes Adulte |
L’Hesperophanes
est une espèce méridionale qui est remontée dans
le Centre, le Val de Loire, la Normandie et même le Nord de
la France. Sa répartition géographique est moins généralisée
que celle du Capricorne des maisons.
La larve se nourrit uniquement de bois feuillus tels que le chêne,
le peuplier, le hêtre, le noyer, le cerisier, l’amandier
… Chez les essences à bois parfait duraminisé,
comme le chêne, seul l’aubier est attaqué.
Cycle
évolutif :
• Adulte : La sortie du bois de l’insecte parfait
est observée à partir du mois de mai. Sa durée
de vie est de 2 à 3 semaines pendant laquelle il ne se nourrit
pas et ne fait donc aucun dégâts, sa seule fonction étant
de se reproduire.
• Ponte : La femelle dépose ses œufs
dans les fentes ou fissures du bois. Le nombre moyen d’œufs
déposés est de l’ordre de quelques dizaines (20
à 80). Les conditions de développement des larves sont
très voisines de celles de Hylotrupes bajulus.
• Développement larvaire : La durée
de cycle biologique est comprise entre 2 et 6 ans. Elle évolue
également en fonction de la température, des conditions
d’humidité, et de la valeur nutritive des bois.
L’Hespérophanes
attaque l’aubier des essences feuillus avec une préférence
marquée pour le chêne.
Les
galeries, de section elliptique, ramifiées, ont leurs parois
striées par l’action des mandibules. Les trous de sortie
sont ovales, tangents aux faces du bois de section de 8 à 13
mm. Les vermoulures se présentent sous forme de cylindres de
sciure compressée longs d’environ 1 mm.
Aspect du bois dégradé par l'Hesperophanes |
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