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| Le saviez-vous ? Le nom termite vint du latin "termes" qui signifie "ver rongeur". Contrairement aux autres xylophages (capricornes, lyctus, vrillettes…), les termites sont, tout comme les fourmis et les abeilles, organisés en société. On connaît 1800 espèces de termites dans le monde dont plusieurs espèces appartenant à deux familles distinctes ont envahi de nombreuses régions de France : la famille des Kalotermitidés et celle des Rhinotermitidés. Le termite est présent depuis le XVIIIème siècle dans l'Ouest de la France, mais il existait déjà de façon endémique sur le pourtour méditerranéen.
L'insecte s'est accoutumé aux conditions climatiques, à l'origine le termite habite les pays chauds, et a proliféré rapidement, favorisé par les échanges commerciaux et le transport de bois. Les dégâts provoqués se sont amplifiés avec l'urbanisation et notamment avec le chauffage central dans les années 50. L'aliment de base du termite étant la cellulose, la plupart des bois sont attaqués. L'insecte ronge les boiseries sans attenter à la paroi extérieure. Les pièces porteuses d'une maison peuvent donc s'effondrer soudainement, comme les escaliers, les balcons, les planchers et charpentes. Le danger provient du fait que l'on ne voit rien et que l'on entend rien. Conjointement à cet insecte, peuvent cohabiter d'autres insectes xylophage ou à larves xylophages, asociaux, causant également de graves dégâts dans l'habitation.
Appartenant, comme les 70.000 espèces de ses congénères, au cinquième règne vivant, ni plante ni animal, la mérule est hétérotrophe. Elle se nourrit, en plus d'eau et de minéraux, de matières organiques carbonées et azotées, en provenance d'autres organismes vivants, tel que le bois, qu'elle décompose pour en utiliser les éléments de bases. Ainsi elle s'attaque à la cellulose du bois et la décompose en un sucre simple qu'elle métabolise. Dès son premier développement sur le bois humide, la spore en germination émet vers l'extérieur un filament ultra fin qui s'introduit dans le bois, va l'humidifier, l'acidifier et, par action de ses enzymes, le décomposer et s'en nourrir. L'intervention néfaste de la mérule dans les bâtiments remonte également à la nuit des temps. Déjà aux temps bibliques, la mérule nommé "la lèpre des maisons" fait des ravages et le législateur juif dans le Livre du Lévitique, chapitre 14, verset 33 à 48, prescrit les règles de purification des maisons citadines atteintes par ce fléau. En
1609, le roi d'Angleterre James Ier ordonnait une commission d'enquête
sur les dégats causés aux navires de la Flotte Royale
par la pourriture sèche du bois.
Mais
la mérule ne sévissait pas seulement dans les chantiers
navals. Depuis longtemps en effet, dans nos campagnes, ce mal était
connu et l'on se résignait à brûler les bâtiments
trop atteints. Mais il n'y a pas que la mérule. D'autres champignons se montrent capables d'envahir les maisons et d'y détériorer bois, maçonnerie et matériaux de contruction et de finition.
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