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Plusieurs
champignons sont capables de dévaster vos charpentes, escaliers, parquets
ou solivages en quelques mois seulement. Ces champignons, dit « lignivores
», appartiennent à de nombreuses espèces présentes dans l’atmosphère
sous forme de spores. Il suffit que toutes les conditions soient réunies
,durant un espace de temps plus ou moins long, pour que ces organismes
prennent forme et entament leur destruction des bois d’œuvre. Les
plus couramment rencontrés portent les noms communs de Mérule, Coniophore,
Lenzite ou Polypore. La Mérule La Mérule La Mérule est un champignon de pourriture cubique. Son nom, dérivé du grec "merizo" (partager, fragmenter), rappelle la fragmentation du bois qu'elle provoque. Certains ont utilisé le nom au masculin, genre du nom latin qui lui fut donné au siècle dernier, mais l'usage du féminin lui a été appliqué depuis longtemps et par des mycologues de renom. Les
noms vernaculaires rencontrés en France sont "la mérule", "la mérule
pleureuse" du fait des larmes colorées qu'exsude son mycélium ou encore
"la mérule des maisons". Ce champignon lignivore, très cosmopolite, n'attaque que le bois d'œuvre, surtout les résineux mais fréquemment aussi les feuillus. Serpula lacrymans se rencontre dans les zones tempérées de tout l'hémisphère Nord. Son apparition est en fait étroitement liée à l'humidification du bois. De plus si l'atmosphère est confinée, sa croissance sera favorisée. Le
développement de la mérule se décompose en 2
phases : Le mycélium frais a généralement une odeur agréable de champignon comestible, mais a une saveur amère et est toxique. C'est dans le mycélium que se forment des cordons mycéliens de plus en plus épais, ramifiés, cylindriques ou aplatis appelés, improprement, "rhizomorphes".
• La phase de fructifications : Serpula lacrymans est un champignon sexué. De la reproduction de deux individus naîtra un nouveau mycélium qui produira une ou plusieurs fructifications ou carpophores. De formes variées, plus ou moins étalées, pouvant s'étendre de quelques centimètres jusqu'à près de 2 mètres et de couleurs brun-rouille à jaunâtre vers le bord, les carpophore sont plaquées sur le bois. La surface fertile est plissée, alvéolée et composée des spores microscopiques présentes par milliards servant à reproduire l'espèce par dissémination.
Conditions
de développement : En digérant la cellulose du bois, le champignon libère de l'eau qui augmente l'humidité du bois et accèlère l'attaque. L'hydrolyse de la cellulose entraîne une coloration brune du bois ainsi qu'un clivage suivant les trois plans rectangulaires. La consistance du bois devient sèche et cassante. C'est ce qu'on appelle "la pourriture cubique".
Le Coniophore des Caves Le
Coniophore des Caves est également un champignon
de pourriture cubique. Le nom scientifique est Coniophora puteana. Le
développement du Coniophore des Caves se déroule en
2 phases :
• Fructifications : les fructifications sont plus rares dans le bâtiment qu'à l'extérieur, du fait de l'instabilité des conditions d'humidité élevée nécessaires à leur développement. Elles se présentent sous formes de croûtes membraneuses continues, épousant la surface du substrat, de contour irrégulier, pouvant mesurer de 1 à 30 cm, à la surface brun-ocre à brun-violacé et à périphérie blanc à jaune-brun. Conditions
de développement : Les
cordonnets se développent sur les maçonneries, mais
n'interviennent pas dans le transfert de l'eau. Le Lenzite des Poutres Le Lenzite des Poutres dont les noms scientifiques sont Lenzites separia (Wulf.) Fr. ou Gloeophyllum sepiarium (Wulf.). Karst font parties des "Pourritures cubiques brunes". Ce champignon lignivore qui est toujous rencontré à l'air libre est capable de résister facilement à des alternances d'humidité et de sécheresse. Ce champignon dégrade les barrières, les poteaux, les piles de pont et les lamellés-collés extérieurs. Le
développement du lenzite des poutres se décompose en
2 phases : Conditions
de développement : Il s'agit du champignon lignivore le plus répandu en France. Il est fréquent de le trouver sur les bois résineux et aussi sur le bois d'oeuvre à l'extérieur. Ce champignon aime particulierement toutes les essences résineuses (aubier et duramen) qui se décomposent lorsqu'elles sont attaquées. Il est rare que le lenzite des poutres s'attaque aux bois feuillus mais ces derniers n'en sont pas exclus pour autant. Au début de l'attaque le bois est jaunâtre. On aperçoit aussi un clivage selon les cernes annuels du bois. Le découpage lui est suivant les trois plans rectangulaires. Comme la mérule, le lenzite des poutres fait partie des "pourritures cubiques". Le Polypore des Caves Le Polypore des Caves dont les noms scientifiques sont Donkioporia expansa Desm. ou Phellinus megaloporus (Pers.) Hein font parties des "Pourritures fibreuses blanches". Ce champignon lignivore sévit principalement dans les habitations. On le trouve principalement sur des bois feuilllus très humides, en particulier sur le chêne. Le
développement du polypore des caves se décompose en
2 phases : Conditions
de développement : En France le polypore des caves représente 30% des cas de dégradations constatées dans les bâtiments. Les charpentes en feuillus sont les plus touchées. Les
bois feuillus (chêne, chataignier) sont les bois les plus souvent
attaqués. Le duramen se décompose plsu rapidement que
l'aubier. Pourriture Molle Le représentant le plus fréquent de la Pourriture Molle est le Chaetomium globosum Kunz. Les champignons entraînant la "pourriture molle" sévissent tout particulièrement dans les bois au contact du sol, les lattes des réfrigérants industriels et éventuellement les menuiseries extérieures soumises à des taux d'humidité anormalement élevés provocant une perte non négligeable des propriétés mécaniques. Le bois attaqué paraît ramoli et a un aspect spongieux. La pourriture molle est de coloration noirâtre. On aperçoit aussi un découpage régulier du bois dans 2 directions perpendiculaires après séchage. Conditions
de développement : Les bois attaqués par la pourriture molle sont les feuillus (aubier de chêne, hêtre) qui sont dégradés en profondeur. Mais elle s'attaque aussi aux bois résineux dont les dégradations sont moins intense et plus superficielle. La pourriture molle attaque donc dans des conditions très particulières.
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